Une petite vidéo qui pourrait malheureusement être le reflet de ce qui attend la population de la terre en 2050. Nous ne devons pas penser à nous-même mais à nos enfants et petits-enfants qui vont vivre ces temps là. Bonne lecture quand même…. 

 

Une crise alimentaire en 2050 ?

Tous les spécialistes s’accordent pour prédire cette crise. Une crise alimentaire devient très rapidement une crise beaucoup plus générale. La population mondiale atteindra 9,8 milliards de personnes en 2050 et se concentrera dans les villes. Les humains vont progressivement devoir faire face à des changements climatiques, puis démographiques et économiques de plus en plus importants. Les conflits, les chocs économiques, les extrêmes climatiques et la flambée des prix des engrais seraient les premiers responsables d’une telle crise. Il est nécessaire d’ouvrir les yeux et de prendre en compte ces nouveaux paramètres pour éviter que la situation devienne irréversible. A l’échelle mondiale le changement climatique est l’une des principales raisons de l’insécurité alimentaire grandissante dans le monde qui peut lui-même entraîner des conflits et une déstabilisation des économies.

Les craintes que l’on peut avoir ne sont pas pour les générations actuelles mais pour nos enfants et leurs descendants. On peut ici citer cette belle phrase attribuée à Antoine de Saint-Exupéry :

Centrale photovoltaïque au sol

 

Les causes du changement climatique

Lorsque les émissions de gaz à effet de serre se multiplient, ces gaz agissent comme une couverture autour de la Terre et retiennent la chaleur du soleil. Ce phénomène entraîne alors un réchauffement de la planète ainsi que des changements climatiques. Aujourd’hui, la Terre se réchauffe plus vite que jamais. https://www.un.org/fr/climatechange/science/key-findings#physical-science

 

 

Selon les scientifiques du GIEC (groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, créé en 1987 par le G7, aujourd’hui G8, sous l’égide de l’ONU), l’homme serait responsable à 95 % du réchauffement climatique. Ainsi, les températures pourraient être de 0,3 °C à 4,8 °C supérieures entre 2081 et 2100. Principal responsable : le CO2 en concentration croissante (résultat de à la combustion de combustibles fossiles) dans l’atmosphère, provoquant la fonte des glaces (glaciers et banquises), avec pour conséquences l’élévation du niveau des mers et la multiplication d’événements météorologiques extrêmes. https://milan-jeunesse.com/mj/wp-content/uploads/legacy/2015/09/03_DEBAT_

 

 

Les conséquences du changement climatique

Années après années, la hausse des températures modifie nos climats et perturbe l’équilibre naturel habituel. Cette situation présente de nombreux risques et dangers pour toutes les formes de vie sur terre et je dirai principalement pour nos enfants et descendants.

  • Les vagues de chaleur : on estime que 35 % des morts liées à la chaleur durant l’été entre 1991 et 2018 sont imputables au changement climatique. Ces vagues de chaleur sont de plus fréquentes et intenses.

  • Les pénuries d’eau : on a des périodes de sécheresse plus fréquentes et plus intenses d’où des restrictions de plus en plus fréquentes. Le sud de la France est le plus impacté et on a des répercussions importantes sur l’agriculture, la biodiversité, les forêts… Des mesures ont été faites et il en ressort qu’avec un réchauffement de +2°C, plus d’un tiers de la population de ces régions  pourrait manquer d’eau.
  • Les diminutions de rendements agricoles : c’est une conséquence directe des deux points précédents, mais aussi du dérèglement des précipitations. Les pertes de récoltes qui ont triplé en Europe au cours des 50 dernières années vont continuer et mettre en péril la santé financière des exploitations agricoles ainsi que les populations défavorisées.
  • Hausse du niveau de la mer et inondations côtières : avec ses 5 800 km de côte (en métropole), la France est l’un des pays européens les plus menacés par les inondations côtières. Le nombre de personnes vivant dans des zones à risque est actuellement de 900 000 et pourrait passer à 1.7 million d’ici la fin du siècle. De plus on a des risques d’inondations à l’intérieur du pays dus à des sols qui absorbent moins l’eau du fait des sécheresses répétées.

  • Hausse de la température des océans : cela risque d’entrainer une diminution de la faune de ces océans et donc de la « production » de poissons.
  • la région Auvergne-Rhône-Alpes est exposée aux risques qui concernent les zones montagneuses, notamment la fonte des glaciers et les conséquences qui en découlent.

  • Et nous avons des risques qui découlent de tout cela : conséquences sur la biodiversité et la santé ainsi que des inégalités sociales
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Quelles pourraient être les solutions ?

Plus de 200 pays (dont les 27 États membres de l’Union européenne) ont signé en 2015 l’Accord de Paris sur le climat, un traité visant à lutter contre le changement climatique à l’échelle mondiale. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), chargé de faire la synthèse du consensus scientifique sur le sujet, a fixé l’objectif de contenir le réchauffement mondial en deçà de 2 °C tout en poursuivant l’action menée pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C.

 

  • Une énergie moins carbonée : afin de limiter la hausse mondiale des températures, les experts du GIEC suggèrent de remplacer les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) par des sources d’énergie bas-carbone ou neutres (hydroélectricité, photovoltaïque, éolien…). Dans le même temps, les experts du GIEC évoquent le problème des émissions de méthane (un autre gaz à effet de serre très puissant) à la fois par le biais de la production d’énergies fossiles mais aussi des élevages d’animaux.

  • La sobriété avant tout : Favoriser la réduction des consommations énergétiques des ménages notamment par la rénovation énergétique des bâtiments ;
    1. Réduire les déplacements motorisés contraints et les vitesses excessives : développement massif des alternatives à la voiture (vélo, train, marche), télétravail, généralisation du 30km/h en ville…
    2. Renouveler des politiques d’aménagement du territoire pour favoriser les proximités.
    3. Faire évoluer l’industrie automobile vers des véhicules plus légers et des batteries 100% recyclées ;
    4. Réduire la production et la consommation de protéines animales.
    5. Réduire drastiquement le gaspillage alimentaire.
  • Energie : le développement des énergies renouvelables. Une priorité : la production d’énergie est le secteur le plus émetteur au niveau mondial. Le conflit russo-ukrainien a mis en lumière les problèmes de sécurité énergétique. L’Agence internationale de l’énergie a souligné la nécessité d’une transition vers des énergies propres pour protéger les consommateurs contre les hausses de prix liées à notre dépendance au pétrole et au gaz étrangers. Depuis le dernier rapport du GIEC en 2018, des progrès ont été effectués pour l’énergie solaire photovoltaïque et l’énergie éolienne terrestre et marine avec des coûts en forte baisse. Actuellement, dans de nombreux contextes, les énergies renouvelables sont désormais compétitives par rapport aux énergies fossiles.

  • Un des plus grands potentiels de réduction d’émissions avancé par le GIEC c’est le changement de régime alimentaire avec une part plus importante de protéines végétales, une consommation modérée d’aliments d’origine animale et une consommation réduite de graisses saturées. L’élevage représente 32% des émissions globales de méthane

  • Par ailleurs, le GIEC indique que l’agroécologie (dont l’agriculture biologique) a également un potentiel d’atténuation (notamment par la non-utilisation d’engrais de synthèse, très émetteurs de protoxyde d’azote) et une meilleure séquestration du carbone (grâce notamment aux rotations de cultures, aux cultures de couvertures, à l’utilisation du fumier et à l’inclusion de l’agroforesterie). Le GIEC précise qu’il existe des preuves solides sur le fait que l’agroécologie peut améliorer la résilience des systèmes, notamment face au dérèglement climatique et qu’elle apporte de multiples co-bénéfices : pour la biodiversité, la qualité de l’eau, la protection des sols, la capacité de rétention d’eau, la qualité de l’air, la sécurité alimentaire et les revenus des agriculteurs.
  • Transport, le secteur qui a le plus gros potentiel d’atténuation : Actuellement le secteur des transports est le deuxième secteur le plus émetteur au niveau mondial. Il représente 31% des émissions de GES de la France. C’est également l’un des secteurs dont les émissions pourraient être rapidement et fortement réduites si nous mettions en place les mesures d’atténuation nécessaires : sobriété (réduction des déplacements contraints…), utilisation des modes les moins polluants (vélo, transports en commun, marche…) et accélération du passage à l’électrique.

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L’unique solution évidente : utiliser d’autres énergies!

Les sources d’énergie renouvelables sont une solution prometteuse pour répondre aux besoins en énergie croissants et réduire les émissions de carbone. Bien qu’elles présentent des avantages et des inconvénients, elles sont une solution viable pour l’avenir et peuvent nous aider à atteindre nos objectifs de développement durable. Les sources d’énergie renouvelables comprennent l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie hydraulique, l’énergie géothermique et l’énergie biomasse.

Toutes ces énergies peuvent nous permettre de lutter contre le réchauffement climatique car leur production dégage peu de CO2. Pour les panneaux photovoltaïques d’une centrale photovoltaïque l’ADEME (L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), nous dit qu’un panneau émet aujourd’hui en moyenne 40 à 55 grammes de CO2 par kW produit. On considère donc qu’il faut entre une et trois années pour amortir sa fabrication. Le contrat de création d’une centrale photovoltaïque porte actuellement sur 42 ans…

Et enfin nous avons des compromis intéressants unissant la production d’électricité et la production alimentaire sur des mêmes sols. Un exemple intéressant est donné sur ce site alliant l’élevage ovin et la production d’électricité : www.ovi-photovoltaique.fr . Des panneaux photovoltaïques placés sur des terrains médiocres vont doubler la production d’herbe durant la période estivale et produire de l’électricité simultanément. Un couvert très apprécié par la gente ovine qui va y trouver des abris (contre le froid, la chaleur, la pluie) et une protection contre les prédateurs.

Face à ces évidences une loi a été votée au sénat le 10 mars 2023 visant à faciliter l’installation de panneaux solaires sur des terrains déjà artificialisés ou ne présentant pas d’enjeu environnemental majeur.

Loi relative à l’accélération des énergies renouvelables : un cadre pour les installations photovoltaïques sur terres agricoles, en préservant la souveraineté alimentaire

Comme écrit précédemment, cette loi a été votée le 10 mars 2023 pour permettre de rattraper le retard pris dans ce domaine. En 2020, la France était le seul pays à ne pas avoir atteint l’objectif fixé par l’Union européenne de 23% de part de renouvelables.

 Le titre III de la loi vise notamment à accélérer le déploiement du photovoltaïque, afin d’atteindre l’objectif de multiplier par 10 la capacité de production d’énergie solaire, pour dépasser les 100 GW installés à l’horizon 2050.

On a ainsi la naissance de l’agrivoltaïsme qui allie la production conjointe de denrées alimentaires et d’électricité. Une installation agrivoltaïque est une « installation de production d’électricité utilisant l’énergie radiative du soleil et dont les modules sont situés sur une parcelle agricole où ils contribuent durablement à l’installation, au maintien ou au développement d’une production agricole » : 100% l’objet du site www.ovi-photovoltaique.fr !

La loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables a été publiée au Journal Officiel le 11 mars 2023.

Une définition de l’agrivoltaïsme est consacrée à l’article 54 de la loi, on peut en prendre connaissance ici 

Conclusion

La bataille du climat est loin d’être gagnée mais elle n’est pas encore perdue, agissons !

Nous devons drastiquement modifier notre rapport à l’énergie et cela pour limiter la production de gaz à effet de serre. Il ressort des études du GIEC que nous devons utiliser de moins en moins les énergies fossiles et développer à très grande échelle les énergies renouvelables comme le soleil qui est inépuisable.

Certains parlent de l’énergie nucléaire, c’est une énergie très propre depuis que nous avons appris à utiliser les résidus nucléaires pour produire aussi de l’énergie mais ces centrales sont décriées au vu des risques. On a eu Tchernobyl et Fukushima mais il faut aussi penser que si nous ne faisons rien, ce qui attend l’humanité aux horizons 2050 risque d’être au moins aussi catastrophique.

Et puis nous avons tout ce qui est photovoltaïque et ces centrales sur des terres pauvres voire polluées qu’une frange de la population décrie au nom de la destruction des paysages, ces gens ont peur de ne plus pouvoir s’y promener. Mais là aussi à l’horizon 2050, avec le réchauffement climatique, si nous ne faisons rien ces terres vont devenir des déserts qui ne seront même plus capables de produire quoi que ce soit, encore moins de nourrir des moutons et encore moins encore propices à ces promenades de quelques-uns.

 

Les solutions existent. Les enjeux pour les générations futures sont manifestes. Nous avons toutes les clés en mains !